DESSINS/ CROQUIS DU CAHIER
non destinés à être vendus
Dessin : Crayon et pastel (non destiné à être vendu)
Année : 2026
”The worst thing is not the violence of the bad, but the silence of the good” Ken Loach (durant le festival de Cannes à propos de La Palestine)
Dessin : Crayon (non destiné à être vendu)
Année : 2026
Au 13 décembre 2024, sur le site de l'ONU infos :
Gaza compte le plus grand nombre d’enfants amputés par habitant au monde, selon l’UNRWA
Dessin : Pastel, fusain, crayon sur papier craft (non destiné à être vendu)
Année : 2026
Dr Hussam Abu Safiya, Médecin Pédiatre
J'écris ce qui est dit dans une vidéo par le fils du Dr Hussam Abu Safiya qui lance, les larmes aux yeux, un appel de détresse face à l’état physique très alarmant de son père, face à la non assistance, l’abandon dont cet homme est victime de la part de ceux qui pourraient intervenir (ceux qu’on nomme à tort ”les grands” de ce monde et qui sont juste lâches et indifférents) :
”I do not know. Perhaps this will be the last appeal. Perhaps this will be the last cry. For more than 555 days, I have been going out to the media to appeal to all the free people of the world and those with human conscience, and all the organizations and institutions that claim to uphold human rights and human dignity. But sadly, I call on those who cannot hear. The day before yesterday, the lawyer Nasser Odeh managed to visit my father, where he told us painful details about this visit. My father was unable to breathe. My father was unable to speak. His face was disfigured from the marks of torture and pain, and the blood he endured inside the prison espacially after the last court session held in Jerusalem, the Supreme court”.
(Des mots posés ici par moi même, tirés d'une vidéo disponible dans son entier sur instagram).
Ci-dessous, lien de Amnesty International (Cliquer sur le lien. Pétition en bas de page)
🌐 https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/07/israel-opt-fears-mounting-for-arbitrarily-detained-palestinian-doctor-hussam-abu-safiya-amidst-reports-his-life-is-in-grave-danger/
... QUELQUES-UN.E.S PARMI TANT D'AUTRES
Crayon
Année : 2026
(non destiné à être vendu)
"Fais de moi, si je rentre un jour,
Une ombrelle pour tes paupières.
Recouvre mes os de cette herbe
Baptisée sous tes talons innocents.
Attache moi
Avec une mèche de tes cheveux,
Un fil qui pend à l'ourlet de ta robe...
Et je serai, peut-être, un dieu,
Peut-être un dieu, si j'effleurais ton coeur!"
Mahmoud Darwish 1966 ("À ma mère" extrait")
Année : 2026
(non destiné à être vendu)
«Un lieu, je veux un lieu ! Je veux un lieu à la place du lieu pour revenir à moi-même, pour poser mon papier sur un bois plus dur, pour écrire une plus longue lettre, pour accrocher au mur un tableau, pour ranger mes vêtements, pour te donner mon adresse, pour faire pousser de la menthe, pour attendre la pluie. Celui qui n’a pas de lieu n’a pas non plus de saisons. Pourras-tu me transmettre l’odeur de notre automne dans tes lettres ? Emmène-moi là-bas, s’il reste encore une place pour moi dans le mirage figé. Emmène-moi vers les effluves de senteurs que je respire sur les écrans, sur le papier, au téléphone…»
Mahmoud Darwish, Paris, Extrait de lettre
Année : 2026
Crayon et sanguine
(non destiné à être vendu)
L’oliveraie était verte, autrefois.
Était… Et le ciel,
Une forêt bleue… Était, mon amour.
Qu’est-ce qui l’a ainsi changée ce soir ?
Ils ont stoppé le camion des ouvriers à un tournant.
Calmes,
Ils nous ont placé face à l’est… Calmes.
Mon coeur était un oiseau bleu, autrefois… Ô nid de mon amour.
Et tes mouchoirs étaient chez moi, blancs. Étaient, mon amour.
Qu’est-ce qui les a souillés ce soir ?
Je ne sais, mon amour !
Ils ont stoppé le camion des ouvriers au milieu du chemin.
Calmes,
Ils nous ont placés face à l’est… Calmes.
Je te donnerai tout.
L’ombre et la lumière,
L’anneau des noces et tout ce que tu désires,
Un jardin d’oliviers et de figuiers,
Et la nuit, je te rendrai visite, comme à l’accoutumée.
J’entrerai, en rêve, par la fenêtre… et je te lancerai une fleur de sambac.
Et ne m’en veux pas si j’ai quelque retard.
C’est qu’ils m’auront arrêté.
L’oliveraie était toujours verte.
Était, mon amour.
Cinquante victimes
L’ont changée en bassin rouge au couchant… Cinquante victimes,
Mon amour… Ne m’en veux pas…
Ils m’ont tué… Tué
Et tué…
Mahmoud Darwich
La terre nous est étroite, extrait (Traduit de l’Arabe par Abdellatif Laâbi)
Année : 2026
Pastel
(non destiné à être vendu)
🌐 https://fr.wikipedia.org/wiki/Fatima_Hassouna
C'est lorsque le monde dort que naissent les monstres. Et des monstres nous en avons déjà beaucoup parmi nous. Le premier d'entre eux : notre indifférence.
Francesca Albanese, [Quand le monde dort, Récits, Voix et Blessures de La Palestine], extrait, page1 de son livre.
Année : 2026
Crayon et pastel
(non destiné à être vendu)
Pense aux autres
Pense aux autres
Quand tu prépares ton petit-déjeuner.
pense aux autres.
(N’oublie pas le grain aux colombes).
Quand tu mènes tes guerres,
pense aux autres.
(N’oublie pas ceux qui réclament la paix).
Quand tu règles ta facture d’eau,
pense aux autres.
(Qui tètent les nuages).
Quand tu rentres à la maison, ta maison,
pense aux autres.
(N’oublie pas le peuple des tentes).
Quand tu comptes les étoiles pour dormir,
pense aux autres.
(Certains n’ont pas le loisir de rêver).
Quand tu te libères par la métonymie,
pense aux autres.
(Qui ont perdu le droit à la parole).
Quand tu penses aux autres, lointains,
pense à toi.
(Dis toi : Que ne suis-je une bougie dans le noir ?)
Mahmoud Darwish
Recueil ”Comme des fleurs d’amandiers ou plus loin”
Croquis du cahier
Année : 2026
(non destiné à être vendu.)
Si tu n’es pas pluie,
mon amour,
Sois arbre fécond …
Sois arbre,
mon amour,
Sois pierre
Humide …
sois pierre.
Et si tu n’es pas pierre,
mon amour,
Sois lune
Dans le songe de l’aimée …
Sois lune.
Ainsi parla une femme
À son fils
qu’on enterrait.
Mahmoud Darwish
”Sois lune dans le songe de l’aimée”
Pastel
Année : 2026
(non destiné à être vendu)
🌐 https://fr.wikipedia.org/wiki/Meurtre_de_Hind_Rajab
"- Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude ?
- Que la maison reste animée, mon enfant. Car les maisons meurent quand partent leurs habitants".
Mahmoud Darwish Anthologie, extrait, traduit de l'Arabe par Elias Sanbar