DESSINS DU CAHIER
Année : 2026
Dessins et croquis de mon cahier (non destiné à être vendu)
"Fais de moi, si je rentre un jour,
Une ombrelle pour tes paupières.
Recouvre mes os de cette herbe
Baptisée sous tes talons innocents.
Attache moi
Avec une mèche de tes cheveux,
Un fil qui pend à l'ourlet de ta robe...
Et je serai, peut-être, un dieu,
Peut-être un dieu, si j'effleurais ton coeur!"
Mahmoud Darwish 1966 ("Á ma mère" extrait")
Dessins et croquis de mon cahier
Année : 2026
(non destiné à être vendu)
Année : 2026
(non destiné à être vendu)
Dessins et croquis de mon cahier
Année : 2026
Crayon et sanguine
(non destiné à être vendu)
L’oliveraie était verte, autrefois.
Était… Et le ciel,
Une forêt bleue… Était, mon amour.
Qu’est-ce qui l’a ainsi changée ce soir ?
Ils ont stoppé le camion des ouvriers à un tournant.
Calmes,
Ils nous ont placé face à l’est… Calmes.
Mon coeur était un oiseau bleu, autrefois… Ô nid de mon amour.
Et tes mouchoirs étaient chez moi, blancs. Étaient, mon amour.
Qu’est-ce qui les a souillés ce soir ?
Je ne sais, mon amour !
Ils ont stoppé le camion des ouvriers au milieu du chemin.
Calmes,
Ils nous ont placés face à l’est… Calmes.
Je te donnerai tout.
L’ombre et la lumière,
L’anneau des noces et tout ce que tu désires,
Un jardin d’oliviers et de figuiers,
Et la nuit, je te rendrai visite, comme à l’accoutumée.
J’entrerai, en rêve, par la fenêtre… et je te lancerai une fleur de sambac.
Et ne m’en veux pas si j’ai quelque retard.
C’est qu’ils m’auront arrêté.
L’oliveraie était toujours verte.
Était, mon amour.
Cinquante victimes
L’ont changée en bassin rouge au couchant… Cinquante victimes,
Mon amour… Ne m’en veux pas…
Ils m’ont tué… Tué
Et tué…
Mahmoud Darwich
La terre nous est étroite, extrait (Traduit de l’Arabe par Abdellatif Laâbi)
Année : 2026
Crayon et sanguine
(non destiné à être vendu)
L’oliveraie était verte, autrefois.
Était… Et le ciel,
Une forêt bleue… Était, mon amour.
Qu’est-ce qui l’a ainsi changée ce soir ?
Ils ont stoppé le camion des ouvriers à un tournant.
Calmes,
Ils nous ont placé face à l’est… Calmes.
Mon coeur était un oiseau bleu, autrefois… Ô nid de mon amour.
Et tes mouchoirs étaient chez moi, blancs. Étaient, mon amour.
Qu’est-ce qui les a souillés ce soir ?
Je ne sais, mon amour !
Ils ont stoppé le camion des ouvriers au milieu du chemin.
Calmes,
Ils nous ont placés face à l’est… Calmes.
Je te donnerai tout.
L’ombre et la lumière,
L’anneau des noces et tout ce que tu désires,
Un jardin d’oliviers et de figuiers,
Et la nuit, je te rendrai visite, comme à l’accoutumée.
J’entrerai, en rêve, par la fenêtre… et je te lancerai une fleur de sambac.
Et ne m’en veux pas si j’ai quelque retard.
C’est qu’ils m’auront arrêté.
L’oliveraie était toujours verte.
Était, mon amour.
Cinquante victimes
L’ont changée en bassin rouge au couchant… Cinquante victimes,
Mon amour… Ne m’en veux pas…
Ils m’ont tué… Tué
Et tué…
Mahmoud Darwich
La terre nous est étroite, extrait (Traduit de l’Arabe par Abdellatif Laâbi)
Pense aux autres
Année : 2026
Crayon et pastel
(non destiné à ëtre vendu)
Pense aux autres
Pense aux autres
Quand tu prépares ton petit-déjeuner.
pense aux autres.
(N’oublie pas le grain aux colombes).
Quand tu mènes tes guerres,
pense aux autres.
(N’oublie pas ceux qui réclament la paix).
Quand tu règles ta facture d’eau,
pense aux autres.
(Qui tètent les nuages).
Quand tu rentres à la maison, ta maison,
pense aux autres.
(N’oublie pas le peuple des tentes).
Quand tu comptes les étoiles pour dormir,
pense aux autres.
(Certains n’ont pas le loisir de rêver).
Quand tu te libères par la métonymie,
pense aux autres.
(Qui ont perdu le droit à la parole).
Quand tu penses aux autres, lointains,
pense à toi.
(Dis toi : Que ne suis-je une bougie dans le noir ?)
Mahmoud Darwish
Recueil ”Comme des fleurs d’amandiers ou plus loin”
Année : 2026
Crayon et pastel
(non destiné à ëtre vendu)
Pense aux autres
Pense aux autres
Quand tu prépares ton petit-déjeuner.
pense aux autres.
(N’oublie pas le grain aux colombes).
Quand tu mènes tes guerres,
pense aux autres.
(N’oublie pas ceux qui réclament la paix).
Quand tu règles ta facture d’eau,
pense aux autres.
(Qui tètent les nuages).
Quand tu rentres à la maison, ta maison,
pense aux autres.
(N’oublie pas le peuple des tentes).
Quand tu comptes les étoiles pour dormir,
pense aux autres.
(Certains n’ont pas le loisir de rêver).
Quand tu te libères par la métonymie,
pense aux autres.
(Qui ont perdu le droit à la parole).
Quand tu penses aux autres, lointains,
pense à toi.
(Dis toi : Que ne suis-je une bougie dans le noir ?)
Mahmoud Darwish
Recueil ”Comme des fleurs d’amandiers ou plus loin”
Croquis du cahier
Année : 2026
(non destiné à être vendu.)
Si tu n’es pas pluie,
mon amour,
Sois arbre fécond …
Sois arbre,
mon amour,
Sois pierre
Humide …
sois pierre.
Et si tu n’es pas pierre,
mon amour,
Sois lune
Dans le songe de l’aimée …
Sois lune.
Ainsi parla une femme
À son fils
qu’on enterrait.
Mahmoud Darwish
”Sois lune dans le songe de l’aimée”
Année : 2026
(non destiné à être vendu.)
Si tu n’es pas pluie,
mon amour,
Sois arbre fécond …
Sois arbre,
mon amour,
Sois pierre
Humide …
sois pierre.
Et si tu n’es pas pierre,
mon amour,
Sois lune
Dans le songe de l’aimée …
Sois lune.
Ainsi parla une femme
À son fils
qu’on enterrait.
Mahmoud Darwish
”Sois lune dans le songe de l’aimée”
Pastel
Année : 2026
(non destiné à être vendu)
Année : 2026
(non destiné à être vendu)
🌐 https://fr.wikipedia.org/wiki/Meurtre_de_Hind_Rajab
"- Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude ?
- Que la maison reste animée, mon enfant. Car les maisons meurent quand partent leurs habitants".
Mahmoud Darwish Anthologie, extrait, traduit de l'Arabe par Elias Sanbar